Ce manga sorti entre 2016 et 2020 écrit par Kaiu Shirai et dessiné par Posuka Demizu. Il a aussi été adapté en animé et en filme, je n’ai eu que des mauvais retours de la saison 2 de l’animé qui coupe un grande parti, censure et gâche l’intrigue quand au filme je n’en avais jamais entendu parler. Je vais donc uniquement parler du manga qui est, a mon sens, le meilleur support pour les histoires avec beaucoup de réflexion. Je vais être amené a spoil, je vous conseil donc fortement de lire ne serait-ce que les 4 premier tomes avant de lire cette critique de The promised neverland.
Où l’introduction est faite
“Voici l’orphelinat Grace fiel house. Je suis orpheline. Du moins, c’est ce que je croyait.” Ce sont les dernières phrases de la première page, prononcé par Emma qui sert de narratrice pendant l’introduction.
Avec cette formulation, la seul information que l’on as est qu’il y a quelque chose d’important qui vas nous être révélé, sans qu’on sache si c’est a propos de l’orphelinat, des parents, ou de n’importe quoi d’autre.
Toute l’introduction est sur ce principe de laisser la vrai utilité caché, et si les lecteurs les plus affuté et analytiques auront pu théoriser la suite. Je suis persuadé que cette introduction aura réussi a faire profiter de l’ambiance tout en donnant les informations importantes et en gardant en allène la grande majorité des consommateurs.
Je ne peut également qu’applaudir la mise en scène de la révélation de fin d’introduction. Le dessin c’était largement concentré sur les personnages en laissant le décor au second plan, le tout avec des teins claires, permis notamment par les décor qui sont particulièrement détaillé ce qui crée un contraste avec le plan principal.
Mais lorsque Emma et Norman arrivent au portail, ils s’effacent devant le bâtiment, qui est particulièrement mal éclairé et de nuit donc très sombre. Emma s’arrête, lâche Little Bernie, appelle Norman… Et ce n’est qu’a la tourne de page que l’on voit Conny. On enchaine ensuite avec les démons alors que l’environnement paraissait réaliste, ce qui nous met encor plus dans le flou.
Où l’histoire de Grace field house ce déroule
Avec ces révélations commence le premier arc qui va se dérouler de manière très fluide en enchainant les révélations les mystères et les phases de réflexion et de préparations. Cet arc qui dure du tome 1 au début du tome 5 est un exemple de manga policier, égalant voir surpassant des œuvres comme Death note.
Ce qui est le plus important dans le genre policier est que les informations soi réparties de tel manière que le lecteur soi toujours surpris mais qu’il puisse ce dire que les révélations était logique après coups.
Sur ce point, ces 4 tomes sont excellent, l’attention est gardé quasiment en permanence. Le seul moment peut être trop facilement prévisible est l’identité du traitre, mais l’attention est concentré sur les effets psychologiques, notamment sur Emma, ce qui détourne l’attention des lecteur
Enfin le charisme des personnages couplé a l’ambiance en dichotomie avec les états d’esprit rend cet arc un des meilleurs de ma connaissance, tous manga confondu. Avec notamment un tome 4 qui est incroyable d’émotion et d’intrigue, malgré une différence de traitement de l’image entre Krone et Norman qui rend peut être une partie de la suite de l’intrigue un peut trop évident.
Où avec la fuite, vient les changements
A partir de ce tome 5 il s’engage un changement de style qui passe progressivement d’un seinen psychologique a un shonen d’action. Ces deux styles s’analysent de manière très différente, je vais donc arrêter de détailler au tome 11 et faire un article ultérieur qui se focalisera sur cette deuxième partie.
A mon sens ces changements commencent par s’exprimer de deux façons, la première et la plus évidente et la disparitions de l’épée de Damoclès que représentai Isabella, même si elle est remplacé, les nouvelles menaces sont soi immédiates soi échéances longues ce qui n’as pas le même impact.
La deuxième origine me semble être ce qu’on pourrait appeler une unité d’esprit entre Emma et Ray, par cela j’entends que avec la disparition de Norman et Ray qui accepte de s’aligner sur la vision d’Emma au début du tome 5, il se crée un partage d’objectifs, d’informations et de capacité de réflexions entre Emma, Ray et dans une moindre mesure, les autres enfant et même les lecteurs. Cette unité, couplé a l’intelligence des enfants, rend la résolution de problèmes particulièrement fluide.
On se retrouve donc a n’avoir quasiment pas de pression entre le tome 5 et le tome 8. Avec les problèmes principaux qui se règlent par l’action (la fuite de Ray, l’arrivée au refuge, le chemin vers Goldy Pond…) On perte l’intérêt psychologique au profit du lore.
Ce qui est a la fois la cristallisation de ce changement de genre et le plus gros problème de l’ensemble de l’épopée me semble arriver au début du tome 6, a la rencontre avec Sonju et Mujika. A ce moment, les enfants on luté pour s’échapper, on rencontré des démons et on tous des proches qui on été tué, bien que ce soit plusieurs mois plus tôt.
La psychologie des personnages
Les conséquences de cette rencontre sont: les enfants on peur, les démons les soignent et les nourrissent, les leaders des enfants (Emma et Ray) on encore des doutes), les démons raconte une histoire de religion dont les enfant n’ont même pas eu le moindre semblant d’indice, ils sont rassuré, les démons leur apprennent des compétences de survie.
En se rappelant que les enfants sont extrêmement intelligent et largement traumatisé, notamment en ce qui concerne la trahison. Leurs réaction sont pour le moins étrange. Bien que la plupart n’ait jamais rencontré de démons a haute intelligence, ce qui pourrait expliquer cette réaction pour certains, les réactions d’Emma et Ray sont encor pire.
Bien que le caractère optimiste et miséricordieux d’Emma ait déjà été introduit, en pardonnant a Isabella par exemple. Emma a vu des démons éditer a grignoter le cadavre de sa sœur, a perdu sont frère (personne dont elle était la plus proche) et a simulé une dépression pendant trois mois (simuler une émotion la crée, surtout a cette échèle d’implication).
Avec ces expériences de vie, je ne pense pas m’avancer en disant que le suicide aurait été envisagé par une grande partie de la population et que Emma devrait avoir de sérieuses séquelles psychologiques. Ce qui me paraitrai le plus logique serait une obsession pour la protection de ses frères et sœurs. Il semple d’ailleurs qu’elle donne en effet a leur vie une importance supérieure a la sienne.
Dans ces conditions, bien qu’il ne soit pas impossible d’arriver a une entente sur le long terme, un accord si rapidement accepté, sans garanties aucunes et en laissant techniquement aux démons la possibilité de tuer tout le monde (leur capacités physique suffirait) est surréaliste.
Quand a Ray, il a littéralement passé l’entièreté de sa vie a luter contre les démons, ce qui est a peu prés la même chose en pire.
Où Goldy pond nous révèle Norman
Malgré tout, les actions restent cohérente dans le refuge et pendant le voyage jusqu’au point B-08- avec une utilisation des informations et des leviers psychologiques qui peut donner confiance a tout le monde.
Par la suit le discourt d’Emma a l’adulte est tout a fait d’ambiance shonen mais reste explicable par l’instabilité de son auditeur.
Avec l’arc Goldy pond on observe très clairement que la réflexion a laissé place a l’action dans la résolution de conflits. Pour être plus précis, on découvre la réflexion passé lorsque l’action se déroule plutôt que découvrir l’action en fonction de la réflexion. Ces éléments mettent en avant l’action et limitent ce qui est vraiment analysable.
On peut tout de même remarquer que le dessin et la mise en scène sont toujours excellent, avec par exemple la façon de dessiner Emma qui va tanto la représenter avec des traits fin et arrondis tanto avec des traits dur et épais, ce qui accentue le fait qu’elle soit extrêmement mature mais très jeune.
Il y a aussi le fait qu’Emma haïsse particulièrement les démons de la zone de chasse qui rend les choix qu’elle fera dans la deuxième partie de l’histoire encore plus étrange.
Enfin ce dont on peut parler est le traitement de Norman, la mise en scène du manga, combiné a l’écart par rapport a Krone, laisse penser le lecteur que Norman n’est pas mort. Ce qui est confirmé pendant l’arc Goldy pond. Cependant afin de ne pas accentuer le différence d’informations entre le lecteur et les personnages, les conséquences de la perte de Norman sur ces dernier est survolé. En soit, il serait dur de dire que cette façon de faire est mauvaise.
Pourtant il aurait été extrêmement facile de la rendre plus impliquante émotionnellement. Par exemple, il aurai été facile de tromper les lecteurs en faisant rêver la mort de Norman, cela aurait permis de s’appesantir plus longtemps sur les conséquence de la perte de ce dernier, ce qui aurait rendu la révélation beaucoup plus puissante grâce a la symbiose entre le lectorat et les personnages.
De plus cela n’aurait pas empêché au manga de montrer des complots qui aurait enrichi les théories sur le future de l’histoire.
Où tous les repères on changés
A la fin de l’arc Goldy pond, il se passe deux choses qui entérine les changement de paradigmes d’analyses qui on lieux depuis le tome 5. Il s’agit premièrement de time laps sensiblement plus grand que les précèdent, mais surtout de l’arrivé d’une grande quantité d’informations qui n’est pas partagé aux lecteurs.
Ces choix obligent l’action a être définitivement le principal sujet du manga, sans retour en arrière possible. Aussi ils marquent la transition d’implication des lecteurs vers une échèle plus large.
En effet le lectorat c’est d’abord impliqué avec les personnages, avec une concentration sur leurs émotions, pensés et actions, il est facile de s’attacher a eux et de résonner avec leurs défaites et leurs victoires.
Le changement opère avec l’action qui devient le sujet principal, mais surtout avec les informations qui se fragmentes entre les personnages et les lecteurs. Les premiers on une grande quantité de donnés sur le monde la ou les second vont avoir une grande connaissance des actions des un et des autres.
Cette répartition concentre l’attention des lecteurs sur le fait de tenter de comprendre les informations qu’ils n’ont pas et de deviner la suite de l’histoire plutôt que de vivre les aventures des personnages par empathie.
Cette direction ne sera pas changé jusqu’à la fin de la série et si ces choix rendent les lecteurs acteur ce qui les poussent a continuer l’histoire, je ne peux m’empêcher de penser que le manque de re-lisibilité qu’implique cette façon de faire la rend nettement négative pour le récit.
Où il est question du reste de l’œuvre
En me relisant, je me rend compte que je n’ai traité le premier arc que très superficiellement, alors que toutes les planches pourrait être analysé sans qu’il manque de choses a dire. Il me paraissait cependant plus important de s’attarder sur ce changement de vision si unique.
Ainsi cette critique de The promised neverland a mis en évidence que le début est excellent dans un style policier et que la suite fait un choix qui est a la fois une des plus grandes expressions de l’unicité de ce manga et ce qui est le plus dommageable a ce dernier.
Il ne faut pas penser pour autan que la suite ne reste pas très bonne, elle parle de certains sujets, sociétaux par exemple, avec toute la liberté que peut offrir le genre shonen pour ce type de narration.
En fait le seul défaut majeur de la suit me semble être le personnage de Lewis qui n’est pas préparé du tout. Alors que les qualité sont nombreuses : des dessins excellents, une bonne utilisations du mystique, et une intrigue complexe sont autant de qualité qu’il ne faut pas sous estimer. Un dernier bémol a citer étant quelques images de la fin qui suggèrent que le sacrifice d’Emma n’est pas aussi tragique qu’il n’y parait.
Ce qui n’est pas suffisant pour retirer a The promised neverland sa superbe.
